Nidifications de Pie-grièche
à tête rousse

Nidifications de Pie-grièche
à tête rousse



Après la disparition récente en Moselle
des dernières nidifications de Pie-grièche à tête rousse



Les Pies grièches écorcheurs et surtout les Pies grièches grises voient leurs effectifs baisser de façon sensible voire inquiétante.


Ces oiseaux, mi-passereaux, mi-rapaces, sont très sensibles à la dégradation de leurs milieux et à l'utilisation massive et systématique des produits phytosanitaires qui détruisent les insectes et petits animaux dont ils se nourrissent.


La LPO Moselle a donc décidé de procéder à un recensement de ces deux espèces en vue de pouvoir vérifier par rapport au passé et dans l'avenir l'évolution des populations de ces oiseaux dans notre département.


Pie-grièche à tête rousse

Pie-grièche à tête rousse © Christian Kerihuel - Numériscop@ges



Pie-grièche grise

Pie-grièche grise © Pascal Dubois - Côté-Nature


La Pie-grièche grise est la plus rarement visible. Elle est pourtant facile à repérer. Outre qu'elle est volontiers perchée au sommet d'un arbuste ou sur un fil électrique, elle a la taille d'un merle et le blanc grisâtre de sa gorge, poitrine et ventre, se détache nettement des couleurs qui peuvent l'environner. Une grosse tête, muni d'un bec épais de rapace, un bandeau noir sur les yeux, les ailes et une longue queue noires rendent aisément identifiable cet oiseau solitaire et spectaculaire.


Commun, mais jamais abondant, dans le passé, il est devenu rare à présent. Il a besoin d'un territoire suffisamment vaste et ouvert mais bien pourvu de petits bosquets ou d'alignement d'arbres ou de buissons. Dans notre région ce type de milieux bocagers recule au profit d'énormes espaces de monoculture. Les traitements chimiques stérilisants font le reste en le privant des gros insectes, grenouilles, lézards, musaraignes etc. dont il se nourrit.





Bien qu'elle soit en sensible recul aussi, on a bien plus de chance d'apercevoir la Pie-grièche écorcheur qui se contente d'un territoire plus petit et qui est moins éclectique quant au milieu fréquenté : pelouses calcaires, friches agricoles, parcs à bestiaux, prairies de fauches et chemins bordés de buissons et même des friches industrielles, milieux qui on en commun d'être ouverts et donc périodiquement bien ensoleillés, qui offrent des zones de végétation rase, voire manquante mais bien pourvus de buissons et arbustes pouvant servir à l'affût pour capturer les insectes.


A peine plus grand que le moineau domestique, mais plus fin, le mâle est reconnaissable à sa calotte, sa nuque et son croupion gris/bleu, le dos roux vif, la poitrine légèrement teintée de rose et la queue noire largement bordée de blanc. La femelle plus terne est d'un brun roussâtre pratiquement uniforme, le dessous clair à la poitrine finement barrée de noir.

Pie-grièche écorcheur

Pie-grièche écorcheur © Pascal Dubois - Côté-Nature


Alors que la Pie-grièche grise ne se déplace que partiellement vers les régions hexagonales plus au sud, quant il fait froid, la Pie-grièche écorcheur est un migrateur au long cours qui passe l'hiver en Afrique Noire et ne nous revient pas avant la fin avril dans nos contrées.


Il est fait appel à toutes les bonnes volontés pour participer à cet inventaire.



DEBRYCKE Jean-Marc
Coordinateur départemental pour vous conseiller et enregistrer vos observations de ces oiseaux
4 A, Grande rue
57780 ROSSELANGE



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